Etudes héraldiques

26 janvier 2008

Deuxième analyse : l'héraldique des papes.

              

Remarque préliminaire


 

Le présent travail trouve son origine dans la découverte d’un poster reprenant les effigies de tous les papes, telles qu’on peut les observer dans la basilique de Saint-Paul-hors-les murs ainsi que de leurs blasons à partir du Pape Innocent III.

 

Ce poster ne présente qu’une seule information, à savoir « FUTURA EDIZIONI ».

 

 

 

Par la suite, nous avons pu nous procurer un ouvrage intitulé : « La vie des papes à travers 2000 ans d’histoire » provenant également de « FUTURA EDIZIONI ».

 

 

 

Un ouvrage similaire « Les Papes, vingt siècles d’histoire » paru aux « Editions Vaticanes » nous permit de compléter notre information.

 

Néanmoins, nous avons pu constater que les blasons de certains papes ne correspondaient pas.

 

 

 

De plus, en consultant le site internet « Héraldique Européenne » nous avons également trouvé des blasons différents pour quelques papes.

 

 

 

Une autre source a été l’ouvrage de Rietstap (célèbre héraldiste), car nombre de papes avaient repris les armes de leur famille d’origine.

 

 

 

Voilà pourquoi, dans les lignes qui vont suivre, nous présenterons le fruit de notre observation du poster repris ci-dessus accompagné, quand des différences se présentent, d’un commentaire supplémentaire.

 

 

 

Les dessins figurant sous le nom de chaque pape sont issus du poster précité.  

 

 

 

Effigies papales

 

 

 

La basilique Saint-Paul-hors-les-murs fut érigée sur les lieux de la sépulture de l’apôtre Saint-Paul. Elle fut bâtie sous Constantin au IVème siècle. Cette basilique majeure est l’église la plus vaste de Rome après Saint-Pierre. Elle est dénommée « hors-les-murs » car construite en dehors des fortifications de Rome construites pour la protéger des invasions barbares dès le IIIème siècle. Presque entièrement incendiée en 1823, la basilique fut reconstruite sur le plan primitif. L’intérieur est particulièrement imposant par son immensité avec ses cinq nefs portées par plus de 80 colonnes monolithes.

 

 

 

                                St_Paul_global

 

La basilique Saint-Paul-hors-les-murs conserve dans sa nef centrale une série complète de portraits en mosaïques de tous les papes, de Saint-Pierre à aujourd’hui. A l’origine, la série remonte aux temps de saint Léon le Grand, vers la moitié du Vème siècle, puis elle a été plusieurs fois restaurée et bien sûr continuée.

 

 

 

       Pape_St_Paul

                      Saint-Paul-hors-les-murs : portraits des papes. 
                                        
Il y a 262 papes et autant de portraits mais la série iconographique de la basilique Saint-Paul comprend trois fois le portrait de Benoît IX, qui fut pape à trois reprises (chassé, restauré, abdique…1032-1044) tandis qu’elle omet ceux de Léon VIII et Sylvestre III, très probablement parce que leur légitimité est discutée.

                            Benoit_XVI
                                        Représentation de Benoît XVI.

          
Outre les 262 pontifes légitimes, il y eut 37 antipapes au cours de l’histoire. Un antipape est une personne qui prétend exercer la fonction et porter le titre de pape de l’Eglise catholique romaine dont l’avènement à cette charge n’est pas ou plus reconnu aujourd’hui comme régulier et valable. Il s’agit donc en principe d’un usurpateur, quoique certains ont pu de bonne foi se croire pape.

 

Il est toutefois impossible de déterminer le nombre exact des papes comme celui des antipapes parce que leur légitimité est parfois incertaine aussi bien du point de vue historique que du point de vue canonique comme le confirme l’Annuaire Pontifical, élaboré par le Secrétariat d’Etat du Vatican et publié au début de chaque année par la Librairie vaticane.

 

Jusqu’à la fin du IIème siècle, les renseignements historiques ainsi que la chronologie concernant les évêques de Rome sont peu sûrs. Les traditions liturgiques considèrent comme martyrs tous les pontifes jusqu’à Sylvestre Ier (qui fut le premier pape après les grandes persécutions), bien que leur martyre ne soit attesté historiquement que dans quelques cas.

 

En outre, on vénère comme saints tous les papes jusqu’à Félix IV (moitié du VIème siècle), à l’exclusion de Libère et d’Anastase II.

 

La date de naissance de chaque pontife est inconnue ou incertaine jusqu’à la fin du Moyen-Age. Elle devient plus certaine à partir du pontificat d’Alexandre VI au milieu de l’époque moderne.

 

C’est de la Grande Encyclopédie des Papes éditée en l’an 2000 par l’Instituto della Enciclopedia Italiana que l’on a tiré les armoiries des papes dont on est sûr du point de vue historique, c’est-à-dire à partir de celles d’Urbain IV, peu après la moitié du XIIIème siècle, ( Innocent III pour « Futura Edizioni 1198).

 

C’est la reproduction de ces armoiries qui figurent dans le livre intitulé « Les Papes, vingt siècles d’histoire » paru à la Librairie Vaticane.

 

 

 

Les Etats de l’Eglise

 

 

 

C’est le nom donné à la partie centrale de l’Italie tant qu’elle fut sous la domination des papes de 756 à 1870.

 

Les Etats de l’Eglise sont effectivement fondés en 756 lorsque Pépin Ier le Bref fait don à « saint Pierre » des territoires byzantins conquis sur les Lombards : l’exarchat de Ravenne ( représentant officiel de l’empereur d’Orient) et une partie de la Pentapole (Rimini, Pesaro, Fano, Senigallia, Ancône). Par cette donation, il créa la puissance temporelle des papes avant même que celle-ci ne fut établie solidement à Rome et sur ses environs immédiats.

 

Un étroit couloir (Pérouse) les relie au Patrimoine. Accrus dès le VIIIème siècle par de nouvelles donations carolingiennes, ces Etats prennent la péninsule en écharpe de l’Adriatique à la Tyrrhénienne. Pour leur donner cohérence, la papauté tente d’incorporer les biens que la comtesse Mathilde lui a légués en 1077 (Toscane), mais les empereurs lui disputent ici la souveraineté temporelle afin de mieux contrôler l’Italie.

 

En 1274, Philippe le Hardi cède à Grégoire X le comtat Venaissin, auquel s’ajoutera en 1348 la ville d’Avignon vendue par la reine Jeanne de Naples au troisième des papes français, Clément VI.

 

Affaiblis par une féodalisation extrême, délaissés par la papauté lorsqu’elle se fixe à Avignon (1309-1377), ces Etats sont alors réorganisés par Albornoz (prélat et homme politique espagnol), mais ils ne retrouvent définitivement leur souverain qu’en 1443.

 

Enrichis par l’exploitation de l’alun de Tolfa à partir de 1462, les Etats de l’Eglise acquièrent leurs pleines fonctions sous le pontificat de Jules II. Après de nombreuses vicissitudes entre 1797 et 1849, ils subissent des amputations définitives en 1860 au profit du royaume d’Italie (Romagne, Marche et Ombrie). Ils sont enfin annexés totalement par celui-ci, à la seule exception de la Cité du Vatican dont la loi des Garanties du 13 mai 1871 reconnaît au pape la possession en toute souveraineté.

 

Le pape se considère comme prisonnier du Vatican malgré l’indépendance religieuse. Les accords de Latran, le 11 février 1929, reconnaissent entre autre la plénitude de la souveraineté papale sur l’Etat du Vatican.

 

 


 

 

 

 

              Etat_vatican

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES PAPES et LEURS BLASONS

 

 

 

 

 

Innocent III

 

 

 

 

Innocenzo_III

 

 

Lothaire de SEGNI

 

 

 

  en 1160 à Agnani, d’une famille d’aristocrates romains qui compte trois cardinaux.

 

Nommé cardinal-diacre des Saints Serge et Bacco par son oncle Clément III, en 1190.

 

Elu pape le 8 janvier 1198 à l’âge de 38 ans.

 

Décédé le 17 juillet 1216 à Pérouse ; ses restes se trouvent à Saint Jean-du-Latran.

 

 

 

Il était doté d’une grande intelligence et d’un sens politique aigu. Tuteur de Frédéric II, roi d’Allemagne. Son principal objectif fut de redonner du prestige à l’Eglise. Il organisa la 4è croisade qui, cependant, s’avéra un véritable désastre. Il encouragea François d’Assise, même s’il n’en approuvait pas la règle et approuva l’ordre des Dominicains. Il convoqua le concile Latran IV, où furent affirmés les principaux dogmes de la foi. Il popularisa le titre de « Vicaire du Christ » à mi-chemin entre Dieu et l’homme. Ce fut le plus grand pape du Moyen-Age.

 

Il mourut prématurément à 56 ans d’une attaque de malaria.

 

 

 

Héraldus lit : «  de gueules à l’aigle échiquetée d’or et de sable »

 

 

 

Rietstap dit : comtes de Conti (Rome) «  de gueules à l’aigle échiquetée d’or et de sable, becquée, membrée et couronnée d’or »

 

 

 

 

 

 

 

Honorius III

 

Onorio_III

 

 

Cencio SAVELLI

 

 

Né en 1160 d’une famille romaine (les Savelli) qui a déjà donné un pape,  Marcel 1er.

 

Cardinal-prêtre des Saints Jean-et-Paul.

 

Elu pape le 18 juillet 1216 à l’âge de 56 ans.

 

Décédé le 18 mars 1227.

 

 

 

Il réussit à faire partir la 5ème croisade(1217-1221), qui se termina également par une défaite. Il se chargea en particulier de l’aspect disciplinaire et juridique de l’élection des papes et des évêques, en définissant ses règles et son cérémonial. Il approuva définitivement les règles des Franciscains et des Dominicains et confirma celui des Carmélites. Il encouragea la lutte contre les Albigeois.

 

 

 

Héraldus lit  : « coupé d’argent et de gueules ; en 1 : chargé de deux lions affrontés de gueules tenant entre leurs pattes de devant une rose sommée d'un oiseau du même ; en 2 : chargé de deux bandes d'or »

 

 

 

Rietstap dit : (famille Savelli Rome) : «  coupé d’argent sur un bandé d’or et de gueules ; à la fasce de sinople, chargée d’une burèle ondée de sable, brochant sur le coupé ; l’argent chargé de 2 lions affrontés d’or, tenant entre leurs pattes de devant une rose de gueules tigée et feuillée de sinople, sommée d’un oiseau de sable. »

 

Grégoire IX

 

Gregorio_IX

 

 

Hugo de SEGNI

 

 

 

Né vers 1155 à Agnani, il était le neveu d’Innocent III.

 

Promu cardinal-diacre en 1198 et cardinal-évêque d’Ostie en 1206.

 

Elu pape le 19 mars 1227.

 

Décédé le 21 août 1241.

 

 

 

Il dut combattre contre l’arrogance et les bravades de Frédéric II qui fut excommunié deux fois. Son nom est surtout lié à l’institution du tribunal de l’inquisition. Il proclama saints François d’Assise, Antoine de Padoue et Domingo de Guzman. C’est à cette époque que Guillaume de Hollande devint roi des Romains. Son nom est lié au développement et à l’autonomie des universités.

 

Il mourut au moment ou Frédéric II s’apprêtait à prendre Rome d’assaut.

 

 

 

Héraldus lit : «  de gueules à une aigle échiquetée d’or et de sable »

 

 

Célestin IV

 

Celestino_IV

 

 

Geoffroy de CASTIGLIONE

 

 

Né à  Milan, neveu d’Urbain III, moine cistercien de l’abbaye de Hautecombe en Savoie.

 

Cardinal-prêtre du titre de saint Marc en 1227, cardinal-évêque de Sabine.

 

Elu pape le 22 octobre 1241.

 

Décédé  avant d’avoir été consacré, le 10 novembre 1241. Suit une vacance de plus de 19 mois.

 

 

 

Pour son élection, les cardinaux ne trouvaient pas un accord sur le nom du pape à élire.

 

Le sénat et le peuple, impatientés, les enfermèrent à clé « cum clave » dans le palais du Settizonio jusqu’à ce qu’ils aient élu un pape. Déjà vieux et malade, il mourut à peine 17 jours plus tard.

 

 

 

Héraldus lit : «  de gueules au lion d’argent, supportant une tour d'or maçonnée, à la porte ouverte de sable »

 

 

 

Rietstap dit : «  de gueules au lion d’argent, supportant de sa patte dextre un château sommé de trois tourelles d’or »

 

 

Innocent IV

 

Innocenzo_IV

 

 

Sinibaldo FIESCHI      

 

 

Né en 1190 à Gênes de la maison de Fiesque, des comtes de Lavagne.

 

Cardinal-prêtre de Saint-Laurent in Lucina, en septembre 1227.

 

Elu pape le 25 juin 1243.

 

Décédé à Naples le 7 décembre 1254 et inhumé dans la cathédrale de Naples.

 

 

 

Après deux ans de siège vacant, il fut élu à Agnani. Il lutta avec une telle ferveur contre l’empereur Frédéric qu’il dut abandonner Rome et se réfugier en France. L’empereur mourut en 1250 et Innocent put retourner dans son siège. Durant son pontificat partit la 7ème croisade avec saint Louis qui fut un autre échec. Il cultiva le népotisme à un degré sans précédent. Lors du concile de Lyon, il donna le chapeau rouge aux cardinaux, pour leur rappeler, par la vue de cette couleur, qu’ils devaient être prêts à verser leur sang pour la défense de l’Eglise. Il établit son siège à Naples où il mourut.

 

 

 

Héraldus lit : ( famille Fieschi, en français Fiesque, Gênes)  «  bandé d’argent et d’azur »

 

Alexandre IV

 

Alessandro_IV

 

 

Rinaldo  de SEGNI      

 

 

 

Issu des comtes de Signy, Italien d’Agnani, neveu des papes Grégoire IX et d’Innocent III.

 

Cardinal-diacre de Saint Eustache et cardinal-évêque d’Ostie depuis 1231.

 

Elu pape le 12 décembre 1254.

 

Décédé à Viterbe le 25 mai 1261.

 

 

 

Il excommunia  Manfred, nouveau roi de Pouilles et de Sicile. De nouveau Rome n’était plus un lieu sûr et il se transféra à Viterbe. Le pontificat d’Alexandre IV, peu glorieux d’un point de vue politique, fut meilleur sous l’aspect ecclésiastique : le pape réduisit le système d’exploitation des nominations papales, rouvrit les négociations avec l’Empire d’Orient, tenta d’organiser une croisade contre les Mongols et protégea l’ordre des mendiants. Il canonisa sainte Claire et déclara que les stigmates de saint François étaient vraies. Il combattit en particulier les Flagellants qui s’étaient répandus à Pérouse.

 

 

 

Héraldus dit : «  de gueules à l’aigle échiquetée d’or et de sable. »

 

 

 

Urbain IV

 

Urbano_IV

 

 

Jacques PANTALEON      

 

 

 

Français, né à Troyes, vers 1209 en Champagne, probablement fils d’un savetier.

 

Archidiacre de Liège, puis évêque de Verdun et Patriarche de Jérusalem (il n’était pas cardinal).

 

Elu pape le 29 août 1261

 

Décédé le 20 octobre 1264 à Pérouse où il fut enseveli.

 

 

 

Il ne reconnut pas Manfred, roi de Sicile. Celui-ci envahit les territoires de l’Eglise. Il demanda  l’aide du roi de France en lui offrant la couronne de Sicile mais celui-ci proposa son frère Charles d’Anjou. Urbain institua la fête universelle du Corpus Domini (fête du Saint-Sacrement) en souvenir du miracle de Bolène (1247). Il modifia également les règles de l’Inquisition. Il ne put jamais résider à Rome.

 

 

 

Héraldus lit : « écartelé :  aux 1 et 4, d’azur à une fleur de lys d’or ; aux 2 et 3, d’or à une rose de gueules percée du champ. »

 

 

 

Ed. vaticane : « aux 2 et 3 d’argent à une rose de gueules »

 

 

 

Clément IV

Clemente_IV

 

 

Guy FOUCOIS ou FOULQUES       

 

 

 

Français, né à Saint-Gilles en Languedoc, vers 1195.

 

Cardinal-évêque de Sabine en 1261.

 

Elu pape à Pérouse le 5 février 1265, mais l’hostilité des Romains empêcha son intronisation à Rome.

 

Couronné à Viterbe le 22 février 1265

 

Décédé  à Viterbe le 29 novembre 1268, enterré au couvent dominicain de Santa Maria in Gradi.

 

 

 

Avant d’entreprendre la carrière ecclésiastique, il fut militaire et secrétaire du roi Louis IX. Il couronna Charles d’Anjou qui battit Manfred en bataille. Il inspira la 8ème croisade qui fut un échec. Il mourut à Viterbe où il avait vécu.

 

 

 

Héraldus lit : «  d’argent à 6 fleurs de lys du même, posées 1,2,2,1 » (posées en orle)

 

 

Ed. vaticane : « d’argent à une aigle de gueules debout sur un dragon  de sinople »

 

 

Héraldique européenne : «  d’or à 6 fleurs de lys d’azur , posées 3,2,1 »

 

 

 

 

 

 Grégoire X (bienheureux)

B

 

 

Thibaut VISCONTI    

 

 

 

Italien, né à Plaisance en 1210 ; n’a rien à voir avec les Visconti de Milan.

 

Archidiacre de Liège

 

Elu pape le 1 septembre 1271 à Rome alors qu’il se trouvait à Acre,

 

après une vacance de près de 3 ans, et sacré à Saint-Pierre de Rome le 27 mars 1272.

 

Décédé le 12 juin 1276 à Arezzo et enterré dans la cathédrale.

 

 

 

Il fut élu au cours du plus long conclave de l’histoire, celui de Viterbe, tant et si bien que le peuple, désormais fatigué par cette longue attente, découvrit le palais où étaient réunis les cardinaux. Pour rétablir l’équilibre face à la puissance atteinte par Charles d’Anjou, il offrit la couronne de Germanie à Rodolphe de Habsbourg. Grégoire fut aimé par le peuple qui le proclama bienheureux.

 

Il présida le IIè concile de Lyon en 1274. Entre autres réformes, on peut citer la célèbre constitution « Ubi periculum » destinée à empêcher la vacance prolongée du Saint-Siège.

 

 

 

Héraldus lit : « coupé crénelé d’argent et de gueules »

 

 

 

Ed. vaticane : « d’azur au chef crénelé d’or »

 

 

 


 

 

 

L'héraldique des Papes - suite 1 : cliquez

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          

 

 

   

 

 

Posté par YRTEDiffusion à 17:31 - Permalien [#]