28 février 2008

Deuxième analyse - suite 5

L'HERALDIQUE DES PAPES (suite 5).

Clément XII

Clemente_XII

Laurent CORSINI

Né le 7 avril 1652 d’une famille illustre de Florence.

Cardinal de Sainte Suzanne le 17 mai 1706.

Elu pape le 12 juillet 1730.

Décédé le 6 février 1740.

Etant donné sa santé, il se fit aider par son neveu Neri Corsini qui tout compte fait mérita sa confiance. Il punit le cardinal Coscia et tous ceux qui grâce à lui, s’étaient indûment enrichis, en profitant de l’ingénuité et de la bonne foi de Benoît XIII. Il fut le premier pape qui, à travers une bulle, condamna la maçonnerie en la définissant hétérodoxe. Il fit construire la fontaine de Trévi et commença les travaux de la façade de la basilique de Saint-Jean de Latran dans laquelle il est enseveli.

Héraldus lit : «  d’argent à trois bandes de gueules ; à la fasce d’azur brochant sur le tout »

Rietstap dit :  Corsini « d’or à trois bandes de gueules ; à la fasce d’azur brochant sur le tout »

Benoît XIV

Benedetto_XIV

Prosper LAMBERTINI.

Né à Bologne le 31 mars 1675 dans une famille noble, mais pauvre.

Elu pape le 17 août 1740.

Décédé le 3 mai 1758.

Il entra très tôt dans la carrière ecclésiastique, en arrivant rapidement aux échelons les plus élevés grâce à son intelligence raffinée et sa grande culture. Il sortit élu d’un conclave qui dura six mois. Ce choix fut juste car il tomba sur un homme équilibré, modéré, d’une profonde piété, défenseur attentif de l’orthodoxie, amant des arts, mécène et bon politicien. Il fut très actif en matière de discipline ecclésiastique et de pratique religieuse. Il abolit l’Inquisition en Toscane. Il condamna les sociétés secrètes et clandestines. Il proclama avec force l’indissolubilité du mariage. Sa politique fiscale fut avisée et équitable. Il utilisa au plus haut degré l’art de la médiation. Il restaura le Colisée.

Héraldus lit : « d’or à trois pals de gueules »

Ed. vaticane : d’or à quatre pals de gueules »            

Rietstap dit : «  d’or à quatre pals d’azur »

Clément XIII

Clemente_XIII

Charles REZZONICO

Né à Venise, le 7 mars 1693 dans une famille de riches négociants.

Cardinal en décembre 1738.

Elu pape le 6 juillet 1758.

Décédé le 2 février 1769.

Il exerça son pontificat à une époque historique difficile pour l’Eglise : presque tous les pays européens étaient traversés par des phénomènes anticléricaux et hostiles à l’Eglise.

Les couvents et les ordres religieux furent supprimés, le pouvoir des ecclésiastiques fut limité, les privilèges furent abolis. Le pape s’opposa à toutes ces mesures mais il n’obtint rien. Il défendit la cause des Jésuites qui à cette époque étaient persécutés et expulsés de tous les Etats catholiques.

Héraldus lit : «  écartelé : en 1, de gueules à la croix d’argent ;  en 2 et 3, d’azur à une tour sommée d’une tourelle d’argent ;  en 4, de gueules à trois barres d’argent ; sur le tout en abîme, un écusson d’or, timbré  d’une couronne à l’antique, et chargé d’une aigle bicéphale de sable ( chaque tête couronnée d’or) »

Clément XIV

Clemente_XIV

Laurent-Jean-Vincent GANGANELLI

Né près de Rimini le 31 octobre 1705, fils d’un médecin, entré chez les Franciscains à 17 ans.

Cardinal le 24 septembre 1759.

Elu pape le 19 mai 1769.

Décédé le 22 septembre 1774.

Le conclave était partagé en deux : une partie en faveur et l’autre contre la suppression des jésuites. Personne intègre et antinépotiste convaincu, Clément fut élu après s’être formellement engagé à ne pas les favoriser. La clameur soulevée autour du problème fut si forte et si insistante et les contestations contre les jésuites si acharnées que Clément fut obligé de dissoudre la Compagnie de Jésus. Cette décision fut arrachée par les forces laïques du monde entier et surtout par les trois couronnes des Bourbons de France, d’Espagne et de Naples. En échange, il obtint l’aide de Louis XV pour combattre la propagande antireligieuse. Il fonda au Vatican le musée « Clémentin ».Il interdit la pratique ignominieuse de l’éviration des chanteurs de la Chapelle Sixtine, les fameuses « voix blanches ». Il mourut de façon mystérieuse.

Héraldus lit : « d’azur à la fasce de gueules, surmontée de trois étoiles à 6 rais d’or, surmontées elles-même du bras du Christ en bande et du bras de saint François en barre en sautoir, aux stigmates, surmontés d’une croix de sable ( armoiries des franciscains); en pointe une montagne de trois coupeaux d’or »

Pie VI

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Jean Angelo BRASCHI.

Né à Cesena en Romagne, le 25 décembre 1717, dans une famille d’aristocrates désargentés.

Cardinal en avril 1773.

Elu pape le 15 février 1775.

Décédé à Valence (France) le 29 août 1799.

Ce fut un népotiste modéré. Il atténuait ce défaut par un amour prononcé pour la culture et l’art. Le premier acte important de son pontificat fut la convocation de l’Année sainte de 1775. Il dut affronter deux événements d’une portée historique extraordinaire : la révolution française et l’affirmation de Napoléon. La révolution, que le pape condamna, était clairement anticléricale et adopta un comportement de persécution vis-à-vis de l’Eglise et des prêtres. Napoléon, quant à lui, représenta une réelle menace pour la survie même de l’Etat pontifical. Napoléon fit prisonnier Pie VI, qui fut déporté en France où il mourut. Son corps est enseveli dans les Grottes Vaticanes.

Héraldus lit : «  de gueules à trois lys de jardin sur une terrasse de sinople avec Eole mouvant du flan  dextre d’argent ; au chef du même chargé de trois étoiles à 8 rais d’or »

Rietstap dit : Les comtes Braschi : « de gueules à trois roses d’argent ; au chef du même, chargé de trois étoiles d’or »

Pie VII

Pio_VII

Barnabé CHIARAMONTI

Né à Cesena en Romagne le 14 avril 1742, dans la noblesse locale.

Cardinal d’Imola en 1785.

Elu pape le 14 mars  1800.

Décédé le 20 juillet 1823.

Il fut élu au cours d’un conclave qui se tint à Venise, sous la protection de l’Autriche. Grâce à une habile politique diplomatique, il se rapprocha de Napoléon et le couronna à Paris. Suite à de nouvelles querelles, il l’excommunia. Napoléon alors l’emmena prisonnier en France et, seulement après la chute de ce dernier, il put rentrer à Rome et reconstituer la Compagnie de Jésus. En 1815, le congrès de Vienne reconstitua l’Etat pontifical. Il créa les gardes nobles et adopta un nouveau drapeau avec les couleurs blanche et jaune, comme nous le connaissons aujourd’hui. Il fit aménager par Valadier la fameuse place du Peuple. Il mourut à la suite d’un accident banal.

Héraldus lit :« parti ; en 1 d’azur à une croix patriarcale posée sur un mont de trois coupeaux et chargée du mot PAX, le tout d’or ; en 2 tranché d’ azur et d'or, à la bande d’argent brochant sur le tranché et chargée de trois têtes de Maures au chef d’azur chargé de trois étoiles à 6 rais d’or, posées 1,2 »

Ed.vaticane : « « parti ; en 1 d’argent  à une croix patriarcale chargée du mot PAX de sable, posée sur un mont de trois coupeaux de sinople ; en 2 tranché d’or et d’ azur, à la bande d’argent brochant sur le tranché et chargée de trois têtes de Maures au chef d’azur chargé de trois étoiles à 6 rais d’or, posées 1,2 »

Rietstap dit :  Chiaramonti (Vérone) « d’azur à un mont de trois coupeaux de sinople ,mouvant de la pointe et accompagné en chef d’une étoile d’or »

Léon XII

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Annibal Della GENGA

Naquit dans le château de la Genga, dans la province d’Ancône, le 22 août 1760.

Cardinal de Senigallia en 1816.

Elu pape le 20 sept 1823.

Décédé le 10 février 1829.

Homme bon et extrêmement charitable, il commença son pontificat en distribuant de l’argent aux pauvres. Il s’occupa tout particulièrement des rapports avec les autres Etats en favorisant les concordats qui aidaient les églises locales à se réorganiser. Il fut en politique extrêmement conservateur et combattit toute ébauche d’idées libérales. Il retira les écrits de Galilée de l’Index et commença les travaux de reconstruction de la basilique de Saint-Paul-hors-les-murs détruite par un incendie en 1823.

Héraldus lit : «  d’azur à une aigle éployée d’or surmontée d’une couronne du même »

Pie VIII

Pio_VIII

François-Xavier CASTIGLIONI

Né à Cingoli près d’Ancôme le 20 novembre 1761.

Cardinal de Cesena en 1816.

Elu pape le 31 mars 1829.

Décédé le 30 novembre 1830.

Homme bon, honnête et antinépotiste convaincu. Il adopta envers les premiers mouvements libéraux un certain libéralisme modéré, convaincu qu’il était préférable d’adopter un comportement persuasif et conciliant. Il combattit les sociétés secrètes  sans excès. Il ne fut cependant pas apprécié des Romains.

Héraldus lit : «  de gueules au lion d’argent supportant de sa patte dextre une tour d’or portillée de sable ouverte sur le champ »

Rietstap dit : «  de gueules au lion d’argent supportant de sa patte dextre un château sommé de trois tourelles d’or »

Grégoire XVI

Gregorio_XVI

Bartolomeo Alberto CAPPELIARI

Né à Belluno en Vénétie le 18 septembre  1765.

Cardinal de Saint Calixte  en 1826.

Elu pape le  2 février 1831.

Décédé le 1 juin 1846.

Absolument conservateur et antilibéral, il émana immédiatement des lois répressives contre les nouvelles idées. Il publia même une encyclique contre la liberté de la presse. Ce fut cependant un bon gouverneur de l’Eglise, absolutiste mais non tyrannique. Il donna plus de regain aux études archéologiques en favorisant les fouilles dans le Forum et les Catacombes.

Héraldus lit : «  parti mi-coupé : en 1  d’azur à un calice surmonté d’une étoile comète d’or accompagné de chaque côté d’une colombe au naturel ; en 2  d’azur à un chapeau ecclésiastique de sable, en 3  d’argent au chef de gueules chargé de trois étoiles  à 6 rais d’or »

Pie IX (bienheureux)

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Jean-Marie MASTAÏ- FERRETTI.

Né à Senigallia dans les Marches le 13 mai 1792, fils d’un comte de la ville d’Ancône.

Cardinal de Saints-Pierre et Marcellin en 1840.

Elu pape le 16 juin 1846.

Décédé le 7 février 1878.

Homme cultivé et vertueux, il avait la réputation d’avoir des idées et des tendances libérales. Il institua la Consule, un gouvernement de représentation populaire qui garantissait plus de liberté aux citoyens et à la presse. En 1848 la république fut proclamée. Il convoqua le Concile Oecuménique Vatican I et affirma le dogme de l’infaillibilité du pape. En 1870, Rome fut conquise par les troupes italiennes, Pie IX se retira au Vatican, en refusant tout contact avec le nouveau Royaume d’Italie. Ainsi prit fin le millénaire de pouvoir temporel des papes.

Héraldus lit : « écartelé : aux 1et 4 d’azur au lion couronné, le pied senestre posé sur un globe,le tout d’or (Mastaï) ;  aux 2 et 3, d’argent à deux bandes de gueules (Ferretti) »

Léon XIII

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Vincent Joachim PECCI

Né à Carpineto, près d’Agnani dans le Latium le 2 mars 1810 dans une famille de petite noblesse.

Cardinal de Pérouse en 1853, cardinal Camerlingue.

Elu pape le 20 février 1878 par un conclave très bref, à peine deux jours.

Décédé le 20 juillet 1903.

La situation qu’il hérita de Pie IX était grave et dure. Le Pontife romain avait perdu le pouvoir temporel et avec lui une bonne partie de son pouvoir d’influence politique. Le programme qu’il se proposa fut ambitieux : ramener l’Eglise à son ancienne grandeur. Il essaya de donner une réponse aux problèmes inhérents au travail, à l’exploitation, à la liberté et à la pureté de la foi en proposant une doctrine sociale axée sur les principes évangéliques. L’encyclique « Rerum novarum » s’est révélée tout particulièrement importante car de là partit et se développa la pensée de l’Eglise en matière de politique sociale du travail. Il fut le premier pape à être filmé.

Héraldus lit : «  d’azur à un pin (cyprès)  de sinople, terrassé du même, accompagné au canton dextre du chef d’une comète en barre d’or, la queue en bas ; à la fasce d’argent brochant sur le pin ; le fût accosté en pointe de deux fleurs-de-lys d’argent »

Ed.vaticane : « la comète est en bande et les fleurs de lys sont  d’or »

Pie X   (saint)

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Joseph SARTO

Né à Riese près de Trévise le 2 juin 1835 d’une couturière et d’un facteur.

Patriarche de Venise et cardinal en juin 1893.

Elu pape le 4 août 1903.

Décédé le 20 août 1914.

Il eut un comportement d’extrême conservatisme envers les idées démocratiques qui lui valut de nombreuses sympathies. Il écrivit et promulgua le célèbre Catéchisme. Il condamna le « modernisme » et tout ce qui visait à changer la société. Il tenta par tous les moyens de conjurer la première guerre mondiale. Il mourut de « chagrin » à cause de la tragédie de la guerre, très pauvre comme il avait vécu.

Héraldus lit : « d’azur à un grappin en bande  de sable posé sur une mer agitée au naturel et surmonté  d’une étoile à 6 rais d’or ; au chef d’argent chargé du lion de Saint Marc d’or »

Benoît XV

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Jacques Della CHIESA.

Né à Oegli le 21 novembre 1854 dans l’aristocratie gênoise.

Nommé cardinal de Bologne en mai 1914.

Elu pape le 3 septembre 1914.

Décédé le 22 janvier  1922.

Il n’avait pas un caractère ouvert, mais était par contre un travailleur infatigable.Il prit position contre la guerre et se préoccupa d’exercer un rôle « pacificateur », mais resta équidistant de toutes les nations en guerre. Lui aussi condamna le modernisme. Il instaura des rapports plus ouverts avec l’Etat italien et rétablit de nouveaux contacts diplomatiques avec la France et l’Angleterre.

Il mourut de broncho-pneumonie.

Héraldus lit : « tranché d’or et d'azur à une église au naturel essorée de gueules, le clocher à senestre ; au chef du second à l’ aigle issante de sable  »

Pie XI

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Achille RATTI.

Né à Desio près de Milan le 31 mai 1857.

Cardinal de Milan le 13 juin 1921.

Elu pape le 6 février 1922.

Décédé le 10 février 1939.

Il réintroduisit la tradition, interrompue par Pie IX , de bénir le peuple et le monde du balcon de Saint-Pierre. Avec les accords du Latran, il reconnut l’Etat italien et l’Etat italien reconnut celui de la Cité du Vatican. Il commença une intense politique concordataire avec une vingtaine d’Etats.

Il prit ses distances vis-à-vis du communisme, du fascisme et du nazisme. Il fonda la radio du Vatican et ce fut le premier pape a s’exprimer à la radio. Il gouverna avec grande énergie, en centralisant dans ses mains les décisions.

Héraldus lit : « coupé en 1) d’or à une aigle de sable, en 2) d’argent à trois tourteaux de gueules »

Pie XII

Pio_XII

Eugenio PACELLI.

Né à Rome, dans une famille de juristes, le 2 mars 1876.

Créé cardinal le 16 décembre 1929.

Elu pape le 2 mars 1939.

Décédé le 9 octobre 1958.

Il fut élu au troisième scrutin peu de temps avant l’éclatement de la guerre. Les lignes de la politique du saint siège furent très semblables à celles adoptées par Benoît XV en 1914.  Il essaya la voie diplomatique pour arrêter le conflit mais sans effet. Il organisa un vaste programme d’aides aux juifs et aux opposants durant la guerre. A la fin de la deuxième guerre mondiale, son activité se concentra contre l’idéologie marxiste. Il créa de nombreux nouveaux cardinaux de différents pays réduisant le nombre des Italiens au tiers du collège cardinalice. En 1950, durant la célébration du Jubilé, il proclama le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie. Chaque année, le 8 décembre le pape bénit la statue de l’Immaculée sur la place d’Espagne. Suivant ses dispositions, des fouilles furent réalisées sous la basilique qui portèrent à la découverte de la tombe de l’apôtre Pierre.

Héraldus lit : « d’azur à une colombe de la paix au naturel, posée sur un mont de trois coupeaux d’argent, le tout sur une burelle de sinople surmontant une mer ondée d’argent » ou « d’azur à la pointe ondée d’argent surmontée d’une burelle de sinople, soutenant un mont de trois coupeaux d’argent sommé d’une colombe de la paix au naturel »

Bienheureux Jean XXIII

Gionanni_XXIII

Angelo Giuseppe RONCALLI

Né à Sotto il Monte près de Bergame, le 25 novembre 1881.

Cardinal et patriarche de Venise le 12 janvier 1953.

Elu pape le 28 octobre 1958.

Décédé le 3 juin 1963.

Son élection apparut comme un compromis entre la tendance traditionaliste et celle progressiste et devait avoir un caractère provisoire. Il descendit du piédestal où le peuple était habitué à voir le pape et s’approcha de lui, en manifestant un intérêt  pour ses problèmes et ses souffrances. Son nom reste lié à la convocation du Concile Vatican II. Il fut le pape de la détente dans les rapports entre l’Occident et l’Orient. Il publia l’encyclique « Pacem in terris ». Il institua le Secrétariat pour l’unité des chrétiens. Il mourut de tumeur quelques mois plus tard, regretté de tous. Le peuple l’appelait « le pape bon ».

Héraldus lit : «  de gueules à la fasce d’argent et une tour portillée de sable brochant sur le tout et accostée en chef de deux fleurs de lys, le tout du second ; au chef du même chargé du lion de Saint Marc d’or »

Paul VI

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Giovanni Batista MONTINI.

Né à Concesio près de Brescia le 26 septembre  1897

Il fut créé cardinal de Milan le 5 décembre 1958 par le bienheureux Jean XXIII.

Elu pape le 21 juin 1963.

Décédé le 6 août 1978.

Attentif aux problèmes de la paix, de la justice sociale et aux nouvelles réalités sociales. Il porta à terme le Concile Vatican II. Son engagement quotidien fut l’œcuménisme, le rapport avec les autres religions et le problème de la réforme interne de l’Eglise. Il augmenta le nombre des cardinaux non italiens du Sacré Collège en disposant qu’une partie d’entre eux proviennent des pays du Tiers Monde. Il finança la construction de la fameuse salle Nervi pour les audiences. En 1965, il institua le synode des évêques, une assemblée représentative de l’épiscopat mondial. Le Pape visita les cinq continents.

Héraldus lit : «  de gueules à un mont de 6 coupeaux mouvant de la pointe, d’argent, surmonté de trois fleurs de lys du même (1,2) »

Jean-Paul I

Gionanni_Paolo

Albino LUCIANI

Né à Canale d’Agordo près de Belluno le 17 octobre 1912.

Cardinal de Venise le 5 mars 1973.

Elu pape le 26 août 1978.

Décédé trente trois jours après son élection le 28 septembre 1978.

A l’occasion d’une visite à Venise, le pape Montini posa sur les épaules du cardinal Luciani son étole. Ce geste fut interprété comme un signe de la volonté de Paul VI et de sa prédilection. Doté d’une âme et de manières simples, en « bon pasteur », il fut défini le « pape du sourire. En tant que pape, le programme annoncé fut : prière, discipline dans l’Eglise et fidélité au Concile Vatican II. Humble et simple, il refusa la chaise gestatoire et le trirègne, symbole du pouvoir sur terre et ne voulut pas être couronné. Une mort soudaine, crise cardiaque, le frappa et surprit tout le monde.

Héraldus lit : « d’azur à une montagne de 6 coupeaux, mouvant de la pointe, d’argent, surmontée de trois étoiles à 5 rais, posées 1,2, d’or ; au chef d’argent chargé du lion de Saint Marc, d’or ».

Jean-Paul II

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Karol Josef WOJTYLA

Né à Wadowice en Pologne le 18 mai 1920 dans une famille modeste. Premier pape slave.

Ordonné prêtre en 1946 et nommé cardinal de Cracovie en 1967.

Elu pape le 16 octobre 1978.

Décédé le 2 avril 2005.

A l’âge de 14 ans, il commence à se passionner pour la littérature et le théâtre. En 1942, il entre au séminaire clandestin de Cracovie. Il continue ses études à Rome avant de retourner en Pologne.

Il participe aux travaux de Vatican II. Il prend conscience des difficultés qui l’attendent : la crainte de la réaction du monde soviétique et celle du peuple romain face à l’élection d’un pape polonais.

« Ouvrez grand les portes du Christ », c’est ainsi que commencent ses voyages qui l’emmèneront dans 129 pays. En 1989, après la chute du mur de Berlin, Mikhail Gorbatchev est le premier chef d’état soviétique à  être reçu par le Pape au Vatican. « Tout ce qui s’est passé à l’Est au cours de ces années aurait été impossible sans la présence de ce Pape ».

La dernière saison de son pontificat est caractérisée par l’expression «  servir l’Eglise tant que le Christ le voudra », un dévouement entendu jusqu’au bout malgré, sa tumeur, sa maladie de Parkinson, sa chute et son fauteuil mobile pour ses déplacements.

Héraldus lit : « d’azur à une croix d’or décentrée à dextre, senestrée en pointe d’une M du même (Marie) »

Benoît XVI

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Joseph RATZINGER

Né le 16 avril 1927 à Marktl an Inn, en Bavière, Allemagne.

Ordonné prêtre en 1951, cardinal en 1977.

Elu pape le 19 avril 2005.

Fils d’un policier, il voit le jour un Samedi Saint et est baptisé le lendemain avec l’eau bénite de la nuit de Pâques. Il dira par la suite que ce fut un signe prémonitoire. Pendant la guerre, malgré son jeune âge, il est appelé à prendre les armes en tant qu’auxiliaire de la défense antiaérienne de Munich.

En 1981, Jean-Paul II l’appelle à Rome et le place à la tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Doté d’une grande culture en théologie, simple dans ses manières de faire, franc, apprécié pour sa capacité d’écouter sans imposer son point de vue ; disponible envers le dernier arrivé, honorant la Règle de Saint Benoît. C’est justement le Saint Patron de l’Europe et son prédécesseur, Benoît XV (1914-1922) qui l’on inspiré dans le choix de son nom. Il semble que Benoît XVI ait emprunté la voie tracée par Jean-Paul II, en particulier dans le secteur délicat de l’œcuménisme.

Héraldus lit : « De gueules chapé d’or, à la coquille du même ; la chape dextre à la tête de maure au naturel, à la couronne et au collier de gueules ; la chape senestre à l’ours au naturel, lampassé et chargé d’un bât de gueules croisé de sable »

Ses armoiries contiennent sa devise : « Collaborateur de la vérité »


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